À Montréal, chaque contrat finit tôt ou tard par être scruté à la loupe. Et cette saison, celui de Brendan Gallagher revient de plus en plus souvent dans les discussions.
Non pas pour remettre en question son engagement irréprochable, mais pour mesurer l'impact réel de son entente sur la flexibilité du Canadien, en fonction de son rendement actuel.
Sur la glace, Gallagher demeure un leader respecté, un moteur émotionnel et un exemple dans le vestiaire.
Cela dit, sa contribution offensive ne suit plus le rythme de son salaire. À 6,5 millions de dollars par saison jusqu'en 2027, pour jouer en moyenne un peu plus de 12 minutes par match, son contrat pèse lourd dans une organisation qui tente de jongler avec la jeunesse, les blessures et des ambitions à moyen terme.
Selon l'observateur Paul Ryan, cette réalité financière aurait directement influencé certaines décisions de Kent Hughes, des décisions qui ont fait mal au Tricolore cette saison.
« Malheureusement, tout cela tourne autour du mauvais contrat de Gallagher et du poste dans l'alignement qu'il bloque.
Sans cela, Armia reste facilement à 2,5 M$ x 2 et il aide le PK et surtout Evans, qui n'y peut rien avec un joueur fini qui n'avance plus sur son trio. »
- Paul Ryan
Le contrat de Brendan Gallagher aurait forcé deux départs chez le Canadien
Les départs de Christian Dvorak et de Joel Armia, tous deux agents libres l'été dernier, ne seraient pas uniquement liés à une volonté de changement, mais directement à un manque de marge de manoeuvre sous le plafond salarial.
À eux deux, Dvorak et Armia ont signé ailleurs pour un total combiné de 7,9 millions de dollars par année.
Une somme qui, dans d'autres circonstances, aurait pu être absorbée par le Canadien, d'autant plus que les deux joueurs étaient très ouverts à un retour à Montréal.
Sans être des vedettes, ils offraient de la profondeur, de la stabilité et une certaine polyvalence. Dans un contexte marqué par les blessures de Kirby Dach et d'Alex Newhook, leur présence aurait sans doute facilité la tâche de Martin St-Louis.
Malheureusement, les 6,5 millions de dollars qu'occupe Gallagher sur un rôle de quatrième trio ont contribué à leur départ sur le marché des joueurs autonomes.
Sachant que le CH a dû céder un choix de deuxième ronde pour acquérir Phillip Danault, une situation qui aurait possiblement pu être évitée si Dvorak était demeuré en poste, il s'agit là d'un indice clair que certaines décisions prises cet été étaient davantage dictées par des contraintes financières que par des besoins strictement hockey.
Au final, ce dossier illustre une réalité cruelle de la LNH : même les contrats signés avec le coeur peuvent, quelques années plus tard, compliquer la construction d'une équipe.
Rappelons qu'il reste encore une saison complète à écouler à cette entente de six ans du numéro 11.
Crédit : Habs et LNH
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