Depuis que le Canadien de Montréal utilise Juraj Slafkovsky sur le deuxième trio, hormis quelques matchs ici et là, on ne voit plus l'unité de Nick Suzuki aussi dominante.
En fait, c'est devenu carrément l'inverse d'un point de vue rendement et efficacité.
Le trio composé de Slafkovsky, Ivan Demidov et Oliver Kapanen explose offensivement depuis plusieurs matchs, devenant la principale arme de Martin St-Louis à cinq contre cinq.
Pendant ce temps, Nick Suzuki et Cole Caufield traversent une période très difficile.
Jumelé à eux, Zachary Bolduc a de gros souliers à chausser pour remplacer le numéro 20 et, malheureusement, force est d'admettre que l'expérience est loin d'être concluante.
Pire encore, sans mettre entièrement le blâme sur le Québécois de 22 ans, le premier trio n'a jamais été aussi problématique.
Un puissant message a d'ailleurs été lancé à St-Louis durant la rencontre :
« Depuis que Bolduc est sur le 1er trio, ce trio-là est juste invisible à presque tous les matchs.
Slafkovsky va très bien avec Kapanen et Demidov, donc ne touche pas à ça.
Go essayer Texier rendu là. »
-
Martin St-Louis décide de brasser la soupe en retirant Zachary Bolduc du premier trio en plein match
Contre le Lightning de Tampa Bay hier, l'entraîneur-chef a posé un geste assez rarissime en effectuant un important changement impliquant Bolduc.
Comme l'a souligné Anthony Martineau, le premier trio a été remodelé au début de la troisième période.
Alexandre Texier s'est retrouvé aux côtés de Nick Suzuki et de Cole Caufield, un changement qui a immédiatement redéfini la hiérarchie offensive pour le reste de la soirée.
-
Ce n'était pas un simple test improvisé, mais bien un ajustement réfléchi visant à stabiliser l'attaque.
Dans ce contexte, Zachary Bolduc s'est retrouvé du mauvais côté de l'équation.
La décision de le retirer de cette vitrine en dit long. Dans la LNH, perdre une place sur le trio vedette en plein match est rarement anodin.
Le message était clair : St-Louis voulait voir autre chose, ailleurs. Texier a hérité de cette opportunité parce qu'il inspire davantage de constance dans le jeu à cinq contre cinq, surtout aux côtés des deux piliers offensifs du club.
À ce stade-ci, on se demande bien si l'expérience de l'attaquant français avec Suzuki et Caufield se poursuivra plus longtemps.
Une chose est certaine toutefois : si le Canadien souhaite garder Slafkovsky sur un autre trio, lui qui a véritablement pris son envol avec Demidov, Kent Hughes devra probablement trouver un autre ailier de premier plan pour compléter sa première unité.










