Pour un deuxième match de suite à domicile, le Canadien de Montréal a essuyé un cuisant revers devant ses partisans.
La troupe de Martin St-Louis a accordé 12 buts en deux rencontres, tandis que ses joueurs n'ont marqué qu'un seul filet.
C'est impossible de gagner des matchs avec un tel rendement de l'attaque, mais il y a également celle des gardiens de but qui continue de faire jaser.
Après une sortie difficile du jeune Jakub Dobeš hier, l'animateur Anthony Desaulniers de BPM Sports a passé un sérieux message à Martin St-Louis.
Martin St-Louis a commis une grave erreur avec la gestion de ses gardiens
Comme on le sait, le début de saison du Tricolore fut marqué par deux performances complètement à l'opposé entre ses deux cerbères.
Samuel Montembeault traverse présentement la pire séquence de sa carrière avec des performances difficiles qui ont majoritairement nui à son équipe.
De l'autre côté, il y avait Dobeš, qui a débuté la campagne sur les chapeaux de roue. Il était fumant, au point où la LNH l'a même nommé troisième étoile du mois d'octobre.
Au lieu de faire ce que la majorité des fans souhaitait, soit miser sur le gardien le plus chaud du moment, Martin St-Louis a préféré concentrer ses efforts à relancer Montembeault, ce qui a finalement causé un sérieux problème.
Et c'est exactement ça que l'excellent Desaulniers a noté ce matin :
« Je suis désolé, mais on a raté notre coup avec la gestion des gardiens de but. Je suis désolé, mais quand le fer est chaud, tu bats le fer pendant qu'il est chaud. [...] Cinq départs en 12 jours, il est 6-0, moyenne de buts alloués en deçà de 2. À partir du 28 octobre, un seul départ en deux semaines.
Et là, tu te retrouves à avoir deux gardiens qui ne font pas le travail. Dobeš aurait dû voir plus d'action. Sous prétexte de vouloir relancer Montembeault, on avait un gardien de but qui était hot et on a décidé de le laisser sur le banc.
C'était une erreur! »
- Anthony Desaulniers
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Difficile de ne pas être en accord avec ces propos sur la gestion des gardiens de but. Après tout, Montembeault n'a pas le statut d'un Carey Price ou d'un Andrei Vasilevskiy.
St-Louis n'a donc aucun compte à rendre à Montembeault, lui qui n'est pas non plus un portier de 10 M$, qui nécessite d'être relancé rapidement en raison du fort investissement de l'organisation à son endroit.
De plus, ajoutons à cela que la réalité du Canadien est bien plus d'avoir deux gardiens qui se partagent le travail que d'avoir un vrai numéro un.
Alors, pourquoi ne pas miser sur le cheval le plus performant le temps que cette situation perdure ?
En tentant de relancer l'un, St-Louis a refroidi l'autre, qui, lui, était en feu.
Bien que je l'adore comme entraîneur-chef du Canadien, il faut admettre que c'est clairement une faute par manque d'expérience derrière un banc.
La preuve? C'est que Jared Bednar, l'un des meilleurs pilotes dans la LNH avec l'Avalanche du Colorado, utilise présentement à outrance son numéro deux, Scott Wedgewood, qui offre de solides performances, malgré le retour de son numéro un, Mackenzie Blackwood.









