Après avoir affronté les Blues de Saint-Louis hier, une situation survenue l'été dernier a refait surface, et force est d'admettre que le Canadien de Montréal a raté une occasion en or d'acquérir un joueur important presque gratuitement.
Pour remettre en contexte, le 20 août 2024, l'organisation des Blues a profité des difficultés des Oilers d'Edmonton avec leur masse salariale pour soumettre deux offres hostiles à de jeunes joueurs talentueux.
Ainsi, en échange d'un choix de troisième tour pour Dylan Holloway et d'un choix de deuxième tour pour Philip Broberg, Saint-Louis a mis la main sur deux joueurs de 23 ans qui sont déjà devenus des éléments clés de leur formation.
Si Broberg aurait simplement ajouté un défenseur gaucher de plus à l'effectif du Tricolore, c'est surtout Holloway qui représente une opportunité manquée pour Kent Hughes.
Dylan Holloway : le Canadien a laissé passer une chance en or
L'été dernier, plusieurs observateurs avaient souligné l'excellente opportunité que représentait l'attaquant de 22 ans à l'époque, dont le potentiel était limité par son utilisation chez les Oilers.
Choix de premier tour en 2020 (14e au total), Holloway était essentiellement utilisé dans un rôle de joueur de soutien, malgré son talent évident.
À 6 pieds 1 pouce et 206 livres, il n'hésite pas à utiliser son physique. Aujourd'hui, dans un rôle de top-6 avec les Blues, il a explosé offensivement.
Difficile de parler de surprise, car son éclosion était presque prévisible dans une équipe lui offrant une réelle opportunité de briller.
En 73 matchs cette saison, il a inscrit 24 buts et amassé 60 points.
À Montréal, une telle production ferait de lui le troisième meilleur pointeur de l'équipe, derrière Nick Suzuki et Cole Caufield. D'ailleurs, Holloway n'accuse que deux points de retard sur le numéro 13 du CH.
Il aurait été un complément idéal au deuxième trio actuel et futur du Canadien, et compte tenu du fait que Saint-Louis l'a obtenu contre un simple choix de troisième ronde, il s'agit d'un véritable vol.
L'organisation montréalaise a dormi au gaz sur ce dossier, peut-être par crainte de représailles liées à une offre hostile.










